31.3.15

Prunus, mon amour

C'est incontestablement la star du moment au jardin. Des semaines que j'attends sa floraison. J'ai, un temps, craint qu'il fleurisse pendant notre voyage. Eh non! Il a sagement attendu notre retour. Je veux bien sûr parler de 

Celui-ci, je ne l'ai pas choisi. C'est Teddy qui me l'a offert pour mon anniversaire il y a deux ans. Il était déjà défleuri. Il a fallu que j'attende 1 an pour connaître sa floraison. Et quelle surprise ! J'étais conquis !



Il faut dire que l'on peut difficilement être indifférent, devant ses branches remplies de fleurettes rose


D'adorables boutons rose soutenu, qui rappellent les roses en papier que l'on trouve dans le commerce pour faire du scrap pour exemple. Et une fois éclose, la fleur laisse apparaître de jolis frou-frous rose clair


Il en arrive à rendre la grisaille acceptable tant le contraste avec les nuages est joli


Il n'a d'intérêt qu'à cette période de l'année. Le reste du temps, il impose une masse feuillue au jardin. 2 ou 3 semaines de floraison, tout au plus. D'autant que le vent qui souffle en ce moment fait tomber ses fleurs et avorte les boutons... 2 semaines à déguster, en somme. Et je prends conscience à l'instant où j'écris ces lignes, que c'est un bonheur éphémère au jardin. Et pourtant, je ne m'en passerais pas, tant j'en suis fan. Mais alors si ça fonctionne avec lui, pourquoi ça ne fonctionnerait pas avec les roses ? Je crois que je viens d'ouvrir la porte aux non-remontants... 


Rapidement pour changer de sujet, un petit aperçu des floraisons du moment


Camelia Marguerite Gouillon - Camelia Nuccio's pearl
Muscaris latifolium - Muscaris non identifié en bouton

Et pour finir, la prochaine vedette sur qui se centrera le jardin, le temps de la floraison...


Encore un peu de patience...

27.3.15

Nature d'ailleurs - Guadeloupe

Ce billet signe mon grand retour sur la blogosphère ! Et je préfère prévenir, ce billet risque d'être long à lire... Alors avant de commencer, que diriez-vous d'aller vous préparer un petit thé (ou café), avec des cookies faits maison... Parce qu'après quelques jours passés à 6800km de la Métropole, entre pluie chaude et soleil ardent, forêt tropicale et plage paradisiaque, j'ai des choses à raconter. Et c'est menacé par Aline d'une grève d'écriture (et quel drame ce serait pour nous si elle arrêtait de nous faire rire...), qu'il a fallu que je m'atèle à l'écriture de ce billet (qui je vous avoue m'a pris plusieurs jours, tant il a fallu que je cogite sur l'allure à lui donner et aux photos à présenter). Même pas eu le temps de me remettre du décalage horaire! 

Alors qu'écrire sur la Guadeloupe ? Je suis littéralement tombé sous le charme de cette île aux mille trésors. De l'abondance tropicale de la Basse-Terre aux plages paradisiaques de la Grande-Terre, j'ai découvert un autre univers, divinement porté par la chaleur, l'humidité ambiante et l'exotisme quasi-équatorial. 

Si je vous emmène faire un tour dans la nature guadeloupéenne, vous me suivez ? Alors... C'est parti !


Au jardin d'ailleurs - Jardin Botanique de Deshaie 

Deshaie. Nord-Ouest de la Basse-Terre. Ce jardin botanique est l'ex-propriété de notre regretté Coluche. Parfait condensé de la flore Guadeloupéenne. 

Ex-villa de Coluche


Une belle balade au gré des allées, qui regorgent des végétaux hors du commun, hors normes nord-métropolitaines et absolument magnifiques.









Une collection de feuillages dignes des plus grands tableaux de peintres...


Parlons peu mais parlons bien des Bougainvilliers, dépassant aisément les 1.80m en tout sens, multicolores, paradis des Colibiris.


Et les Hibiscus... Rien à voir avec ceux qu'on voit en pot dans les jardineries... Haha! On avoisine les 2m de haut et certaines fleurs atteignent 20cm !


Là-bas, les Orchidées poussent sur les arbres ou au sol. Pas dans des pots en plastique.




Les bananes, qu'elles soient comestibles ou décoratives, on ne les trouve pas que sur les étalages des marchés ou des supermarchés.


En vrac, les floraisons donnent de la couleur aux feuillages imposants. Balisiers, Oiseaux du paradis, Queue de chats et autres merveilles attirent le regard de par leurs couleurs flamboyantes.




Le Parc botanique, c'est aussi une faune. Sauvage ou apprivoisée, mais toujours exotique.



J'aurais pu vous en montrer encore un peu. Il y a tant à voir dans ce jardin... Mais ça n'est que la première partie de ce billet et j'ai peur de vous perdre en cours de route. Parce qu'il reste encore tant à raconter...


En forêt tropicale - Le Parc National de la Guadeloupe 

C'est une zone protégée de part sa faune et sa flore. Tout autour de la Soufrière s'est développée une gigantesque forêt que je qualifie de tropicale (dont les arbres dépassent parfois les 30 mètres) et très dense. 21 850 hectares...
On y fait de formidable balades-randonnées-escalade qui ont cette particularité de nous remettre à notre place. On se sent si petit dans cette immensité de vert que l'on reconsidère bien des choses...

Notre première randonnée a été la montée vers la première chute du Carbet. Deux sauts successifs qui totalisent plus de 120m de chute. Je vous assure que lorsqu'on arrive au pied, après 1h45 de grimpe, on se sent ridiculement petit. Et le petit bonus, c'est que la fatigue s'estompe instantanément tant le spectacle est magnifique.




Notre seconde randonnée a été l'assaut de la Soufrière, volcan gentiment actif donc le point culminant est situé à 1467m d'altitude. Malheureusement, nous avons fait cette escalade par mauvais temps. L'appareil photo est resté gentiment dans le sac. Il faut dire qu'entre la pluie, les nuages et le vent violent, c'était un peu tendu ! Mais la grimpe en vaut la peine. Car même si malheureusement les nuages nous ont empêché d'admirer la Guadeloupe du haut de la Vieille Dame et que ça sent très souvent l’œuf pourri (à cause des émanations de souffre), la montée est agréable, sportive et nous laisse découvrir de jolis trésors de couleurs (et des points de vue qui auraient dû valoir le détour).

A l'assaut de la Vieille Dame

Autre belle promenade sur Basse-Terre : la route de la Traversée. Elle traverse cette partie de l'île d'Est en Ouest. Elle abrite le Parc Zoologique des Mamelles, que nous avons pris plaisir à visiter même s'il ne vaut pas Beauval (quel chauvin je fais!). Ceci dit, il nous permet d'en apprendre un peu plus sur la faune et la flore locale.


La Route de la Traversée a été aussi l'occasion de s'arrêter à la Maison de la Forêt pour une petite balade d'une heure. Nous avons décidé de prendre la boucle de Bras-David, du nom de la rivière qui coule à cet endroit. Même constat. Qu'est ce qu'on se sent petit dans cette forêt ! Inutile de vous préciser que pendant cette semaine en Basse-Terre, j'étais en extase à chaque instant ! Une connexion totale avec la Nature. Manquait que les cheveux pour se connecter aux arbres (Private joke!)



Et pour clore ce chapitre forêt tropicale, voici un incontournable en Guadeloupe : la Cascade aux Écrevisses (et pour être honnête avec vous j'ai cherché, mais jamais trouvé les écrevisses!) 2 minutes de marche, carrément moins crevant que celles du Carbet !



Entre terre et mer - A la découverte de la mangrove

S'il y a bien une sortie en mer à effectuer si un jour vous avez la chance d'aller en Guadeloupe, c'est celle de Jean-Eudes ! La prestation Blue Lagoon est une pure merveille ! Je vous promets, je n'ai pas été payé pour ce coup de pub. J'ai découvert par hasard cette demie-journée à la découverte de la mangrove en parcourant Tripadvisor. Il était classé n°1 et la personne qui nous louait le gîte nous a confirmé que c'était un incontournable. Et bien je ne regrette absolument pas !
Au programme : adrénaline en mer, explications sur le développement des palétuviers, promenade en bateau sur la rivière Moustique au coeur de la Mangrove, petit topo de la faune des herbiers, plongée PMT sur la barrière de corail et pour finir : planteur maison sur un ilet paradisiaque -l'îlet blanc-
Un pur moment de bonheur, le tout dans la bonne humeur !

Je vous referais bien un cours sur le fonctionnement de la mangrove, mais encore une fois, je n'ai pas envie de vous perdre avec des lignes et des lignes à lire. Le mieux, c'est d'admirer le paysage. Et si vous avez des questions, merci de venir me voir après la classe !

Grande-Terre / Basse-Terre / Basse-Terre

Les Paletuviers

Voguer sur la rivière Moustique, à la découverte de la Mangrove
Faune des herbiers
Et si je vous écris que la bestiole à gauche, qui est un concombre de mer, est aussi surnommé pin{e} a neg...

Un instant sur la barrière de corail

Petite pause sur l'îlet blanc


L'arbre mystérieux - Le figuier maudit

A Petit Canal, au XVIIème siècle, 9 personnes sur 10 étaient esclaves. En flânant près de l'Eglise, l'air m'a semblé lourd. Chargé d'histoire.
Les marches des Esclaves sont là pour nous le rappeler. 49 marches qui établissent une pyramide de valeurs selon l'ethnie.


Mais ce qu'il y a de plus pesant à Petit-Canal, c'est l'ancienne prison des esclaves. Vestiges des conditions inhumaines qu'ont subit ces centaines d'hommes et de femmes. Prison littéralement avalée par un gigantesque figuier. Le figuier maudit. Comme s'il était assoiffé d'horreur, l'Arbre s'empare des lieux et s'en imprègne. Jamais rassasié.




Vous êtes encore avec moi ? J'espère ne pas trop avoir perdu trop de monde en cours de route... Non parce qu'en fait, j'en ai encore un peu sous la main à vous montrer...


La faune du gîte - Ca change du chien !

La première chose qui nous a frappé lorsque nous avons déposé nos valises au gîte des Jardins de l'Espérance, c'est le brouhaha exotique ! Ca ne s'arrête jamais ! Surtout le soir ! Grenouilles, oiseaux... Un véritable concert à tue-tête qui surprend, irrite, puis berce.

Et la pire, c'est elle :


Elle mesure 2-3 cm. Elles sont je ne sais combien à "chanter" en même temps. Mais ce ne sont pas des coassements comme nos grenouilles, non. Ca me faisait penser à un bruit de bambou creux que l'on tape avec une baguette. Un peu aigü. C'est difficile à expliquer. Enfin c'est quand même hallucinant le baroufle qu'elles font !

Au dîner, au-dessus de nos têtes, chaque soir squattaient les Margouillats. A l'affût des moustiques et autres moucherons enquiquinants.



Ca change des oiseaux, qui à chaque petit-dej' venaient nous piquer notre pain sur la table. Ah pour ça, ce ne sont pas des mésanges ! Pas froussards pour deux sous ! De véritables morfales ! La moindre miette, c'est pour le bec ! Sporophile, sucriers, grive trembleuse...


Mais les plus beaux restent les Colibris. C'est pas une mince affaire à photographier ! Surtout en zone sombre ! Mais quelle merveille... Des couleurs scintillantes, un vrombissement inégalable et une vitesse..!!


Et leurs Anolis et escargots, je vous en ai parlé ? Rien à voir avec nos lézards des murailles et nos petits gris !


Exit les mésanges, pinsons, moineaux et autres rouge-gorges. Mon jardin m'a semblé bien loin. Très loin... Et mine de rien, même si ça change du chien, Humphrey a drôlement manqué!


Cocotiers et sable fin - Un vrai paradis

Pour celles et ceux qui sont arrivés jusqu'ici (félicitations!), il est temps pour moi d'aborder le dernier paragraphe de ce séjour en Guadeloupe. Et même jusque sur le sable, le dépaysement a été total. Loin des côtes bretonnes et de la douceur méditerranéenne, des galets niçois ou du sable grossier, les plages guadeloupéennes sont douces, turquoises, et l'eau n'est pas passée sous les 26°C. Un plaisir pour la baignade !

Alors chaque plage est différente. Chacune a son charme. La Grande Anse de Deshaie pour son étendue, Malendure pour son sable noir et ses tortues (la nage avec les tortues marines ! Certainement le moment le plus magique du séjour), L'Anse du Souffleur pour son eau transparente, Bois-Jolan pour ses cocotiers et La Caravelle pour... juste pour voir, parce qu'elle ne nous a pas plu du tout. C'est soit-disant la plus belle plage de l'île (je ne suis pas d'accord)... Mouais c'est surtout la plage du Club Med et c'est barbant à souhait !

Vous l'aurez compris, les plages de Guadeloupe sont parfaites pour la détente et l'évasion. De quoi recharger les batteries pour affronter le froid et la pluie métropolitaine qui s'abat sur nous depuis quelques jours. Pas grave. Les souvenirs nous aident à tenir..!

Pas beaucoup de photos des plages car sécurité oblige : il ne faudrait pas ensabler le reflex, ni se le faire tirer... En revanche, la mer...

Grande Anse de Deshaies

Port Louis

Gosier

Gosier - En plissant les yeux, à l'arrière-plan vous apercevez la Basse-Terre. Une brume de sable saharien ne donnait pas une bonne visibilité.
Gosier - Et notre hôtel, au bout de la flèche !

Allez, avant de clore, je vous emmène à l'extrémité EST de la Guadeloupe, à la Pointe des Châteaux. Moins paradisiaque, mais tout aussi pittoresque. On se serait presque cru en Bretagne (presque)





Et voilà, c'est ainsi que s'achève mon (long) billet sur notre voyage en Guadeloupe. C'est la première fois de ma vie que je quittais l'Europe, que je partais aussi loin. C'est sans conteste les meilleures vacances de ma vie à ce jour. Toutes les conditions étaient réunies pour être en parfaite harmonie avec la nature, sous toutes ses formes... Alors si un jour vous avez l'occasion de découvrir cette merveilleuse île, n'hésitez pas ! Vous ne le regretterez pas... !