25.1.15

Des oiseaux dans mon jardin


La LPO et le Museum national d'Histoire naturelle organisaient ce week-end et ce pour la 3ème année consécutive, un week-end de comptage des oiseaux. 

Le but est simple. Se poser au jardin, dans un parc public, dans un coin de nature et compter sur une durée d'1h le nombre maximum d'individus par espèce se posant sur le lieu que l'on a choisi. Tout est expliqué ici

Cette année, la météo était de mon côté! Alors comme pour une fois nous n'avions rien de prévu en ce dimanche, vous vous doutez bien que je me suis fait plaisir! Toutes les conditions étaient réunies pour savourer un moment de bien-être extrême : du soleil, le jardin, le chant des oiseaux.

J'ai effectué 2 comptages. Le premier, de 09h50 à 10h50. Assis à l'ombre, température négative. Je vous laisse imaginer l'attirail pour ne pas congeler sur place : chaussures fourrées, cache-col en laine, gants polaires, double capuche et triple épaisseur sur le dos! Pas sexy du tout, mais efficace ! 
La matinée s'est avérée plutôt agréable. Il faut dire que je venais tout juste de remplir la mangeoire et les boules de graisse/graines étaient neuves. En ces temps de famine, il ne faut pas 3h pour voir rappliquer tous les volants du coin! Résultat :



















C'est marrant comme les espèces se comportent entre elles. Parfois, elles ne se font pas de cadeau! Les moineaux se prennent un peu pour les rois et ne se gênent pas pour voler dans le tas de donner des coups de becs pour avoir une place.
Le Rouge-Gorge se contente de venir quand tout le monde fait une pause et ne demande pas son reste. Il devient agressif seulement quand un deuxième copain essaye de s'incruster.
Les mésanges sont de douces demoiselles. Un poil peureuses, il faut faire attention à ne pas trop faire de gestes brusques, sous peine de les faire fuir.
Et comme je ne pars jamais au jardin sans mon appareil, ça m'a permis de faire quelques photos !





Le deuxième comptage a eu lieu de 14h à 15h. Un peu moins de diversité sur cette tranche horaire. Il faut noter que les oiseaux sont plus actifs le matin. C'est sans doute pour ça. Ceci étant, j'ai tout de même pu admirer un joli ballet !

C'est bien plus que l'an dernier. Bon il faut dire qu'en 2014, il faisait moche et froid. J'étais resté dehors une demie-heure et j'avais dû compter 3 ou 4 pious. Souvenez-vous, c'était

Ce wee-end m'aura permis aussi de retrouver mon fidèle compagnon. Mon favori. Ce n'est plus un secret pour personne. Je ne sais pourquoi, mais même si je trouve les mésanges absolument ravissantes, que les geais ont des couleurs superbes et que bien d'autres ont d'innombrables atouts, j'ai une profonde affection pour le Rouge-gorge. Peut-être est-ce son esprit solitaire, son côté "ne me cherche pas de noise ou tu vas me trouver", son torse de feu, souvent bombé... ou sa toute petite tête ?

Qu'est ce qu'elle me veut la Charbo' là ? 
Je change de branche, elle comprendra p'tet que j'préfère être tout seul
Hé ! Mais ce serait pas de la bouffe là-bas ?
Siiiiiiiiiiiiiiii !!! Trop cool ! J'ai la dalle !!
Hé ! Toi ! Au fond ! Tu peux me laisser becqueter tranquille ?
Sérieux, on peut pas manger tranquille ! J'me casse! Il m'a gonflé le Mouchet à v'nir squatter!






Et moi avec tous ces oiseaux, je me sens pousser des ailes...!

21.1.15

Quand vient la fin de janvier


J'ai légèrement beaucoup ignoré la blogosphère ces derniers temps. La faute à Janvier. Bloody Janvier. Il y a longtemps que je n'avais pas eu l'âme aussi triste. Ca remonte à quelques années. Je pensais avoir compris comment surmonter les choses, comment grandir face à certaines situations qui font tomber. Je pensais avoir acquis assez de force pour ne plus être affaibli... 

Mais il y a eu 


Charlie et tout ceux qui sont tombés sous les balles entre le 7 et le 9 janvier. Ces 17 personnes dont nous n'oublierons jamais les visages ni le courage. 


Et la même semaine, il y a eu

Cette jeune femme de 27 ans, que j'ai rencontré il y a 4 ans. C'était une cliente régulière du commerce où je travaille. Nous avions 2 ans d'écart. Tout pile. A force de se croiser, nous avions fini par sympathiser. C'est d'ailleurs le jour où nous avons découvert que nous étions nés le même jour que nous avions commencé à aller un peu plus au-delà qu'une relation vendeur/cliente. J'avais beaucoup d'affection pour elle. 4 ans qu'elle se battait contre le Crabe. De toute ma vie jusqu'à aujourd'hui, c'est la personne la plus forte, la plus optimiste et la plus combative que j'ai rencontré. Nous pensions tous qu'elle aurait le dernier mot. Elle dépensait tellement de force dans son combat que nous y croyions. Un véritable rayon de soleil. Mais l'Astre s'est éteint, emportant avec lui sa lumière et sa force. Et ça fait mal. 

Alors je n'ai plus eu envie de rien. Ni du travail, ni du jardin, et presque plus envie des autres. Je me suis renfermé, digérant ma peine, en me demandant pourquoi. Pourquoi tous ces morts. Au nom de quoi ? Allah ? J'crois pas. Pourquoi cette victoire du Crabe ? Qu'a-t-il manqué à Astrid pour gagner le combat ? J'en sais rien. Le goût de la vie a pris une pointe amère. Les choses n'avaient plus la même saveur.

Mais il a fallu accepter, se remettre en question et se faire des promesses. Comme dire plus souvent "Je t'aime", ne plus s'énerver (ou presque), profiter de chaque moment. Entre amis, en famille. Adopter un optimisme digne de celui d'Astrid, car c'est une véritable leçon de vie. Vivre, tout simplement, en supprimant toutes les choses néfastes du quotidien. On n'y prêtant pas attention. Parce que ça ne vaut pas le coup. 

C'est une courte visite dans le jardin qui m'a redonné du baume au cœur. J'y ai vu la vie végétale y reprendre ses droits. J'y ai vu les prémices du printemps. Et ça m'a délivré de ce poids qui me freinait dernièrement. 

En faisant le tour de mon mini-paradis, j'y ai vu des boutons d'Hellebore. Bouture récupérée chez ma mamie il y a un an, je ne pensais pas qu'elle fleurirait cette année. Je ne sais pas à quoi elle ressemble. Ce n'est plus qu'une question de jours...


J'y ai vu aussi des perles de lait. Petits Perce-neige sauvés du terrain abandonné derrière chez nous. Content qu'ils soient de retour! Ce qui n'est pas le cas des bulbes que j'ai planté au printemps. Je crains que les pluies abusives de janvier n'aient été fatales à ces petits choux...


J'y ai croisé quelques Crocus en train de sortir la tête de terre. Jeanne d'Arc, mais aussi Prins Claus. Et non, ce n'est pas un coup de vent qui lui a fait pencher la tête. C'est la délicatesse légendaire d'Humphrey, qui n'en a que faire des engueulades et qui s'obstine à traverser les massifs en courant!


J'y ai vu quelques bulbes que j'ai planté cet automne. Iris "Harmony", mais aussi surement les tulipes Exotic emperor accompagné des grands iris bleus... A moins que ce ne soit déjà les Allium alba. Je ne me souviens plus... J'aurais dû tout noter dans un carnet (d'ailleurs, c'est une des résolutions jardin 2015 : tout noter dans un carnet, pour ne rien oublier!)


J'y ai vu les Tulipes Annapurna pointer le bout de leur nez


Et puis j'ai eu la surprise de constater que le Viburnum bodnantense que j'ai déplacé en octobre préparait une petite floraison poilue (quand je vous dis qu'Humphrey laisse des traces partout!!)


Et puis chose un peu moins drôle, comme le froid tarde à venir (même si finalement il gèle presque tous les matins depuis quelques jours), le Sorbaria sorbifolia 'Sem' commence à débourrer ! Et ça, j'aime pas trop! Parce que si février est vilain, j'ai peur que ce soit mauvais pour lui !


Janvier 2015 est presque terminé. Qu'il emporte avec lui son lot de chagrin et de mauvaises nouvelles. La vie reprend ses droits. Le sourire réapparaît sur les visages. L'envie de retourner au jardin est là, plus que jamais présente. L'envie de partager aussi. Les nuages se dissipent. Le soleil est là! Il suffit juste de vouloir le voir !


5.1.15

Voeux 2015


Chaque année, à la même période, ce sont toujours les mêmes vœux. Les mêmes souhaits. Les mêmes mots. 

On se souhaite des choses dépendantes de notre environnement. Sur lequel nous n'avons pas forcément de contrôle. Alors si pour une fois, on ne faisait pas comme d'habitude ? Si pour une fois on se contentait juste de 



  • Savourez chaque instant, car chacune des secondes de nos vies sont précieuses. 
  • Sachez découvrir les petits trésors de la vie.
  • Dégustez chaque petit bonheur quotidien. Une thé, lové dans un fauteuil, à regarder les oiseaux du jardin par la fenêtre. Une balade en forêt, bercé par le bruit des feuilles sous le vent. Le soleil qui chauffe la peau. Un câlin. Un gâteau fait maison...
  • Vivez vos envies. Vos rêves. On ne sait pas de quoi demain sera fait, alors profitez, du mieux que vous le pouvez.
Je vous souhaite une multitudes de p'tits bonheurs pour 2015. En famille, entre amis, au jardin. Parce que ce sont les p'tits bonheurs qui rendent la vie plus agréable.